Parce que je suis fière de notre action! :)

Voici un extrait du journal Le Soleil publié le 16 mars dernier, jour de mon anniversaire.

(Ou-lala! :) )

“MANIF ET MUFFINS Une vingtaine d’étudiants contre la hausse des droits de scolarité ont manifesté hier matin devant les studios de CHOI sur Grande Allée Ouest. “Les représentants des associations étudiants sont rarement bien traités en ondes. Pourtant, les animateurs disent représenter la classe moyenne. Il y a deux ans, ils sont sortis 50 000 personnes pour protester contres toutes sortes de hausses et de taxes”, explique Valérie Caron, étudiante à l’Université Laval. En guise de réconciliation, les étudiants ont offert des muffins aux animateurs du Show du Matin, qui les ont refusés.”

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Extrait radio

 

 

Comme vous l’avez sans doute compris, nous sommes allés hier matin rendre visite à l’équipe de CHOI radio X.  Ceux-ci n’ont pas été conséquents avec ce qu’ils avaient dit lors de l’entrevue de Gabriel Nadeau-Dubois : ils ne nous ont pas laissé monter.  J’écrirai sans doute un billet au sujet de cette action au courant de la fin de semaine.  En attendant, voici un extrait audio!

 

http://rms.radiox.com/player/radiox3/default.aspx?extraitid=96864

 

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Des muffins et des fleurs.

COMMUNIQUÉ

DES MUFFINS ET DES FLEURS

Le « vrai monde » contre la hausse

 

 

 

14 mars 2012 – Des étudiants et étudiantes de Québec répondent à l’invitation lancée par les animateurs du Show du matin de CHOI et iront manifester devant les bureaux de la station à partir de sept heures, demain matin.  Cette action pacifique et non-partisane rassemblera des personnes issues des différentes facultés de l’Université Laval (sciences sociales, lettres, arts, sciences et génies, santé) et vise à humaniser un mouvement qui est trop souvent réduit à sa dimension associative.

 

 

Alors qu’en avril 2010 plus de 50 000 ‘cols rouges’ sortaient dans la rue afin de manifester contre le dépôt du budget Bachand, nous ne comprenons pas pourquoi ces mêmes personnes refusent de se mobiliser pour défendre de nouveau les intérêts des Québécois et des Québécoises.  Il est bon de rappeler que la hausse des frais de scolarité limitera la mobilité sociale et affaiblira la classe moyenne.

 

 

Nous refusons le climat hostile dans lequel se sont déroulés les derniers débats à ce sujet.  En symbole de réconciliation, entre seize heures et dix-sept heurdes fleurs seront aujourd’hui offertes à l’administration de la station ainsi qu’au corps policier de la ville de Québec.  Il nous apparait impératif de rebâtir ces ponts sans lesquels nous sommes isolés les uns des autres.  C’est pourquoi nous leurs offrirons aussi des muffins : le don est au fondement du lien social.

 

 

Votre intérêt serait un atout précieux et permettrait de renforcer ces solidarités sans lesquelles un peuple ne peut avancer.  Nous souhaitons vivement votre présence.  Nous vous rappelons encore une fois que cette action est le fruit d’initiatives individuelles et n’implique aucune association étudiante.

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David Desmartis à Québec. Une expérience exemplaire.

Bonjour!

Les personnes qui me sont proches savent que j’ai eu la chance de travailler pour David Desmartis, dit David, étudiant français venu poursuivre une session en sociologie.   Atteint d’une infirmité motrice cérébrale, je l’ai accompagné dans ses tâches quotidiennes.  L’expérience de David m’a permis d’entrevoir la notion d’accessibilité sous un nouvel angle.  J’ai donc écrit un article à ce sujet, aujourd’hui publié dans le journal L’Exemplaire, que vous pouvez trouver ici.

http://issuu.com/lexemplaire/docs/17-120307

Pour vous, voici la version longue de cet article.

Bonne lecture! :)

David Desmartis et l’intégration des personnes handicapées

Une expérience exemplaire

Photo Sylvain Couvelaere

Cité universitaire – À l’automne 2011, le département de sociologie a accueilli David Desmartis, étudiant français atteint d’une infirmité motrice cérébrale.  Son expérience témoigne des réussites de la Politique d’intégration des personnes handicapées étdiantes à l’Université Laval.

David est atterri à Québec fin septembre.  Cela faisait déjà un an qu’il y pensait. «   Je voulais voyager, voir une autre société.  Si j’étais un élève valide, normal, j’aurais pu prendre un sac à dos et partir travailler au Québec ou ailleurs.  Je voulais partir de chez moi, pour me prouver à moi-même que j’étais capable de partir,  pour qu’il y ait un avant et un après.»  Avec l’aide de Richard Martel, professeur à l’Université de Bordeaux, il a rédigé une lettre dans laquelle il a fait part de ses besoins.  Il a échangé une vingtaine de courriels avec les différents services présents sur le campus.  En trois jours, il a obtenu les informations nécessaires à la mise en branle de son projet.  « C’est à cet instant que j’ai vécu mon premier choc culturel.  La facilité avec laquelle le processus s’est fait n’avait rien à voir avec les problèmes administratifs français.  On voyait qu’ils étaient là, qu’il y avait toujours des solutions».  Afin d’atteindre ses objectifs en matière d’intégration, l’Université Laval s’est dotée d’un bureau d’aide aux étudiants handicapés.  On met à leur disposition une foule de services.  En fonction des besoins, on peut offrir les services d’un preneur de notes, d’un interprète, des manuels traduits en braille.  C’est Anne-Louis Fournier, conseillère, qui s’est occupée de David Desmartis. « On vise toujours l’autonomie.  Le processus d’admission se fait comme tout le monde, sur la base du bulletin.  Notre travail consiste évaluer les obstacles potentiels et à trouver les services nécessaires pour y faire face.  On une lettre d’attestation scolaire et l’étudiant va rencontrer ses professeurs, qui sont généralement de bonne volonté ».

Une communauté accueillante

La rencontre entre David et le département de sociologie fut un franc succès.  « Contrairement à un ami, je n’ai pas été choqué de voir des étudiants arriver en classe une casquette sur la tête, un café à la main.  J’ai adoré ça.  C’était plus décontracté.  J’ai constaté que je participais aux cours, que je posais des questions.  En France, c’est beaucoup plus difficile ».  L’étudiant étranger ne semble pas avoir rencontré d’obstacles sur le campus.  Il en a apprécié le réseau de tunnels, la vie en résidence et la proximité des services.  « Vraiment, avec mon handicap, l’accessibilité, la chambre, c’était super!  C’est tellement important.  En France, il y a des endroits qui ne sont pas accessibles… c’est fatiguant. »  Il a de plus profité des installations présentes dans les parcours Métrobus pour aller se promener sur les plaines, voir le Moulin à images, faire ses emplettes à l’Épicerie européenne.  Fait cocasse : c’est lui-même qui a instruit les chauffeurs du Réseau de transport de la capitale de la procédure à suivre.  « Je m’étais informé par Internet.  Quand je suis arrivé à Laval, ils ne connaissaient pas encore ce service.  Le premier mois, c’était marrant, les chauffeurs d’autobus ne savaient pas comment ça fonctionnait. »

Afin d’accompagner David dans ses tâches quotidiennes, cinq étudiants ont été embauchés en collaboration avec le Bureau d’aide aux étudiants.  Ils ont tous été rémunérés par le gouvernement français.  Ces premiers contacts lui ont permis de s’intégrer à la vie universitaire.  Véronique Miclette, étudiante en archéologie, a travaillé comme auxiliaire de vie pendant tout son séjour.  « Je faisais le ménage, la cuisine, du travail de secrétariat.  On est devenu ami, ce n’était pas lourd de travailler pour lui.  J’e n’avais jamais vu de personnes handicapées dans mon programme. »  Avec ton son équipement, il était difficile de ne pas remarquer David.  « Les gens dans les résidences étaient vraiment gentils, ils faisaient tout pour l’aider. »

Une grande partie des étudiants qui requièrent les services du Centre d’aide sont atteints de limitations difficiles à observer.  Selon Anne-Louise Fournier, c’est le manque de connaissances à l’égard de la problématique qui est à la source des préjugés.  « Les gens qui voient une personne en chaise-roulante peuvent en constater les limites.  Ça peut être plus difficile pour les personnes qui sont atteintes de handicaps invisibles comme la dyslexie, le diabète, de troubles de perception.  Une fois qu’on en parle, ça se calme généralement ».

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L’UPOP. S’éduquer autrement.

 

 

Cité universitaire – Les étudiants en grève de la Faculté des Sciences Sociales offrent à leurs collègues la possibilité de s’éduquer autrement en participant à l’Université Populaire.  Depuis le 17 février dernier, ils animent des ateliers à travers lesquels ils souhaitent favoriser l’émergence d’une pensée critique interdisciplinaire.

 

Lors de notre visite, vers neuf heures, ils étaient une douzaine à être rassemblés au café l’Anthropos, situé au DKN-0406.  Anne-Sophie Déry, du comité organisateur, explique.  «On ne veut pas faire ça dans un local de classe pour que ce soit plus visible, que tous puissent y assister, même les gens d’autres programmes ».  L’idée avait émergé pendant la grève de 2007, menée en solo par l’Association des Étudiants et Étudiantes en Anthropologie (AÉÉA).   Comme le rappelle Pauline Myrand, finissante au baccalauréat en anthropologie, « cela avait bien fonctionné.  Nous avons décidé de reprendre le concept et de poursuivre notre travail d’éducation partagée ».  Les activités se tiennent après les séances de piquetage et permettent une mobilisation plus large des étudiants.  L’étudiante tient à préciser que « faire la grève, ce n’est pas être en vacances.  Il faut que chacun s’implique si l’on souhaite faire progresser les idées ».

 

Des échanges accessibles

 

C’est en ayant en tête ce projet de démocratisation des savoirs que la structure de l’Université Populaire a été élaborée.  Très flexible, elle permet à chacun de contribuer comme il l’entend.  Selon l’énoncé de principe publié sur son site Internet, cette formule est une réponse des étudiants aux désirs des gouvernements de faire de l’éducation une marchandise et d’en restreindre l’accessibilité.  Pour participer, il ne suffit que de contacter le comité organisateur et de lui faire parvenir un bref résumé de la communication proposée. L’activité est inscrite au calendrier, diffusé sur un site Internet public ainsi que sur la page facebook de l’Université Populaire.

Ce matin-là, Stéphanie Côté, candidate à la maitrise en anthropologie, discutait du concept de société civile.  Il était question d’association, de capital social et de démocratie.  Pourtant préoccupée par ses recherches, l’étudiante n’a pas hésité à collaborer avec l’Université Populaire.   Spécialisée dans l’étude de la société russe, elle a saisi cette occasion pour établir des liens avec le Québec contemporain.

 

« Je me suis dit que ce serait une activité intéressante à faire.   J’ai apprécié cette occasion de  partager mes recherches avec d’autres étudiants, dont certains issus d’autres disciplines.  Il est intéressant de  connaitre leurs interprétations.  Cela ne me semblait pas du temps perdu ».

 

Un lieu de rencontre interdisciplinaire

 

Il semblerait qu’en dehors du contexte de grève, les étudiants provenant d’horizons différents aient peu d’occasion d’échanger sur les centres d’intérêts qu’ils partagent.  C’était la première fois que Stéphanie Côté discutait des fruits de son travail avec ses collègues.  « Je dirais que c’était une bonne occasion. J’aimerais bien que l’on continue après la grève. Est-ce qu’il y a aura encore de l’intérêt pour les activités interdisciplinaires? Je ne sais pas ».

 

Hind Fazazi, étudiante en philosophie croisée après une séance de piquetage, mentionne que les membres de son association ont tenté d’élaborer un projet similaire, en vain.  « L’intérêt est là, mais l’implication manque.  C’est pour cette raison que notre idée est toujours à l’état embryonnaire.  Nous ne pouvons pas tout faire ».

 

La direction du département d’anthropologie n’a pas voulu commenter cette initiative étudiante.

 

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HipHipHip!

J’ai accueilli mon millième visiteur aujourd’hui.

Hourra!

Par ailleurs, je vous rappelle que je donnerai demain un atelier dans le cadre de l’Université populaire, à l’Université Laval.  Ça se passe à midi trente, au DKN 0406, et ça portera sur l’individualisme, le radicalisme et la grève.

Bonne nuit les copains!

V.

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Envolée lyrique pour un public de droite. La gauche, la droite, la grève.

La gauche, la droite, la grève. 

« Être homme, c’est précisément être responsable. C’est connaitre la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. »

Antoine de Saint-Exupéry

C’est lors de mon entrée à l’Université, en 2007, que j’ai connu pour la première fois le milieu gauchiste québécois.   Ayant toujours eu un caractère assez contestataire, c’est tout naturellement que j’ai intégré le mouvement étudiant.  Après deux mois de cours, nous étions déjà en grève.  Durant cette période, j’ai appris les rudiments de la politique étudiante : je me suis prononcée en assemblée générale, j’ai participé à un congrès national, je suis allée à Montréal pour exprimer mon désaccord avec les décisions du gouvernement Charest.  Pour la première fois, j’ai cru rencontrer des gens qui étaient « comme moi ».  Notre lune de miel a duré jusqu’à ce qu’on me dise que « la charité, c’est une affaire de droite ».  À mon désir d’aider financièrement les étudiants dans le besoin, on m’a répondu qu’il fallait « rester en lutte ».   L’intérêt potentiel des gens du HEC envers ce projet a fait de moi une traitre.  Pas question de me battre pour distribuer de l’argent, ai-je pensé.  Tant pis pour vous, je quitte le navire.  Arrangez-vous avec votre lutte-spectacle qui se réduit à marcher dans la rue.

Tous individualistes

C’est en me fondant sur cette expérience que j’ai amorcé une réflexion sur la dichotomie gauche-droite en vogue dans les sociétés occidentales.  J’ai toujours eu tendance à m’intéresser aux situations extrêmes.  À l’instar du cinéaste Pierre Falardeau, je pense que l’être humain s’y révèle dans toute sa grandeur, dans toute sa misère aussi.  En étudiant les enjeux liés aux questions de sexualité, de vie et de mort, j’ai été forcée de constater que la gauche et la droite s’alimentent à la même conception de l’être humain.  L’individualisme sensé être combattu dans les grandes manifestations pour l’accès aux droits sociaux sert de fondement au progressisme.  On exige des plus fortunés de ce monde des concessions que peu d’entre nous sommes prêts à faire.  Plus explicitement, au risque de vous choquer : on s’attend du gouvernement Harper qu’il épargne des vies (ex : registre des armes à feu, exportation de l’amiante, guerre en Afghanistan) alors qu’on refuse de la laisser croitre en notre sein.  On s’attend de nos élus qu’ils nous considèrent comme autre chose que des clients alors qu’on légitime le discours des « travailleuses du sexe » pour qui la sexualité se réduit à une simple marchandise.  « Au nom du libre choix », dit-on.

C’est parce que je refuse de porter un dossard qui ne me convient pas que j’ai préféré, jusqu’à il y a une quinzaine de jours, de rester loin des agitations de la grève.  Lentement mais surement, Internet aidant, j’ai commencé à prendre part aux débats.  Maintenant que j’ai un pied dedans, je ne veux plus en sortir.  Il y a des moments où l’on se doit de prendre position.

Le Québec : un village d’Astérix

 

Si je ne me sens toujours pas intimement liée à la gauche québécoise,  je déplore avec elle le grand pillage organisé par le gouvernement Charest.  J’aime le Québec.  Je suis fière de faire partie d’une société distincte qui a élaboré les institutions nécessaires pour maintenir l’égalité des chances.  Encore aujourd’hui, nous restons l’endroit en Amérique du Nord où l’éducation est la plus accessible.  Un véritable village d’Astérix.  Mon histoire familiale reflète bien la mobilité sociale dont nous avons pu bénéficier.  Mon arrière-grand-mère a épousé un chef de gare.  Ma grand-mère a enseigné dans une école de rang à Sainte-Rose, en Beauce.  Ma mère dirige toujours les finances d’une organisation parapublique.  En septembre prochain, j’entamerai une maitrise qui me mènera, je l’espère, à des études de doctorat.  Je n’ai rien à envier à nos voisins du Sud.  Ni même au Rest Of Canada.

On m’a reprochée, cette semaine, de parler en termes de colonialisme pour faire référence à ce qui se passe présentement sur la scène politique québécoise.  Le terme néo-colonialisme aurait été plus juste : à défaut de dominer une population par la force, on lui fait gober un système idéologique qui l’amène à agir à l’encontre de ses intérêts.  Nous sommes de plus en plus nombreux à intégrer le discours responsabiliste qui nous dicte que notre participation au monde doit être, essentiellement, d’alterner les rôles de producteur et de consommateur.

-Sois responsable.  Endettes-toi.  Crée de la richesse.  Tes intérêts sont les miens.

Tout porte à croire que le gouvernement actuel agit à titre d’homme de paille pour des élites transnationales qui n’en ont rien à faire, des Québécois et des Québécoises.  Ces derniers le lui ont bien rendu : rappelons-nous qu’ils n’ont été que 33 % à voter pour lui aux dernières élections.

Pas de société sans projet commun.  Pas de communauté sans interdépendance.

Comme je l’ai mentionné précédemment, je me suis toujours retrouvée à étudier des situations difficiles.  Après m’être plongée dans l’univers du tourisme sexuel, c’est la maladie, la souffrance et la mort qui ont retenu mon attention.   Je suis tombée sur une entrevue  de Cécile Paillet, atteinte d’un cancer du sein, qui décrit sa fin de vie:

« Ce n’est pas mauvais, d’être plus dépendant.  Ça nous situe là où on doit être.  On nait et on  meurt dépendant, extrêmement dépendant.  Ça peut nous inciter à un abandon, à un laisser prise.  En demandant de l’aide, on permet à d’autres d’agir, d’exprimer leur générosité.  Ce qui n’est pas mauvais.  On crée une communauté. »

On tente maintenant de nous faire croire qu’on y arrivera tous seuls, chacun pour soi.  C’est une attitude contraire à l’instinct de survie.  En tenant ce discours, nous sommes en train de faire tomber les barrières que nos prédécesseurs ont érigé dans l’espoir nous protéger des invasions barbares.

On nous a appris des langages différents qui ont fait en sorte que nous n’arrivons plus à nous comprendre.  Soit.  C’est pour cette raison que j’essaie tant bien que mal de vous écrire en y mettant tout mon cœur.  Un cœur, même Arielle Grenier en a un.

Ultimement, manger du tofu, voter pour la grève ou défrayer les coûts de son éducation ne fait de quiconque une bonne ou une mauvaise personne.  L’important, c’est de savoir où se situe son engagement.

Ils sont maintenant soixante-mille à réclamer votre support car ils veulent étudier.   Elle est là, leur part.  En mettant tous leurs efforts dans l’atteinte de leurs objectifs, ils deviendront les piliers du Québec de demain.  Ce n’est pas en travaillant une vingtaine d’heures par semaine qu’ils atteindront l’excellence.  Vous-le-savez.

Au nom de quoi allez-vous le leur refuser?

Au nom de quoi allez-vous répondre favorablement à leur demande?

Au service de qui êtes-vous?

Au service de la dette et des banquiers?

Pas de « mais ».

C’est dans les moments extrêmes que l’être humain se révèle.

Et seuls les fous ne changent pas d’idée.

Vive l’Islande!

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